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-Pouvez-vous me décrire brièvement votre parcours « pré-Chine » ? (D’où venez-vous, quel est votre parcours familial/étudiant/professionnel, aviez-vous beaucoup voyagé avant ?)

Je viens du Croisic, en Loire-Atlantique, ou ma famille a une entreprise de construction navale. Tous les etes, nous avions la chance de partir 2 semaines, en Corse ou en Espagne. J’avais toujours reve de partir vivre a l’etranger. A l’age de 10 ans, je revais de vivre les aventures que l’on voyait dans les films americains, j’aimais ecrire, imaginer, et je me suis fixe le ferme but de vivre aux Etats-Unis des que je le pourrais. Mon reve était de faire mes etudes secondaires ou universitaires la-bas. Je n’ai pas eu cette chance mais j’ai tout de meme accompli ce reve, car il y a de nombreux chemins pour arriver ou on le souhaite, il faut juste savoir les voir, les rendre possible, et ne pas se focaliser sur le plus direct, puis tomber dans la negativite, et abandonner. Au lycee, j’ai eu un professeur d’anglais tellement passionne qu’elle m’a envoute et motivee a poursuivre mon reve pour aller aussi loin que je le souhaite. Apres mon BAC, mes parents m’ont offert un sejour en immersion linguistique dans une famille americaine. J’ai choisi le Colorado, ce fut un sejour memorable dans une famille merveilleuse. Bien sur, la barriere de la langue et la peur de ne pas comprendre la culture n’etaient pas facile, mais j’ai tout de suite senti que je m’epanouissait a l’etranger, comme une nouvelle energie. Il me fallait la confiance en soi rien que pour pouvoir exprimer la plus simple phrase. Je suis ensuite partie à l’universite a Angers, pour suivre des etudes de langues intensives a l’IPLV avec une formation complementaire en business. J’y ai passe quatre ans, au cours desquels j’ai eu la chance de pouvoir faire deux semestres d’echange universitaire a l’etranger. Le premier fut evidemment les Etats-Unis. J’ai passe un semestre en universite americaine a Allegheny College, ou j’ai observe et vecu ce que je voyais, enfant, dans les series TV. Le système universitaire était tres different, beaucoup plus de respect et proximite est donne a l’etudiant. Mes professeurs m’ont soutenu et encourage lorsque j’etais depasse par l’immense travail personnel requis et le deces de ma grand-mere, de qui j’etais tres proche. J’ai peu profite de la vie de campus mais enormement appris et apprecie le total changement de cadre d’etudes. Avant la fin du semestre, il fallait déjà postuler pour la selection a un eventuel second programme a l’etranger pour la quatrieme annee. Souhaitant une experience totalement differente, j’ai choisi la Thailande. J’ai positionne mes cours sur les premiers jours de la semaine, et en ai profite un maximum pour voyager dans cette ‘jungle’ le reste de la semaine, ayant beaucoup moins de travail personnel qu’aux Etats-Unis. Les etudiants etrangers vivaient tous dans un hotel avec piscine sur le toit, dans de grandes chambres privees. La richesse et la beaute du campus de cette institution reputee était la plus grande surprise de mon sejour, un veritable paradis architectural et naturel. Apres mon semestre, j’en ai profite pour visiter l’inoubliable jungle tropicale en Malaisie, et ai fait un trek de 6 jours dans la vallee de Kathmandu au Nepal, une etonnante culture. Malgre cette merveilleuse experience, je ne me voyais pas vivre en Thailande, mais quelque chose en Asie m’inspirait : leur simple bonheur. En France, on a presque honte d’etre heureux. Je suis rentree 4 jours en France et suis repartie pour faire mon stage de fin d’etudes a Londres, ville qui ne m’attirait pas, mais le stage en assistante commerciale export pour des produits Disney me semblait etre une bonne opportunite pour apprendre beaucoup de choses. Non seulement j’ai enormement appris, mais j’ai egalement immensement apprecie la vie londonienne, malgre mes heures dans les transports. J’ai été embauchee a la suite de mon stage, mais ne me voyait pas rester assise la, ca ne pouvait pas etre fini. J’ai donc demissionne et une conversation hazardeuse avec une amie d’universite m’a conduite a postuler a un stage libre en Chine.
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– Comment vous est venue cette envie de partir vivre en Chine ? Quelle a été la « révélation » ?

L’origine de mon arrivee en Chine n’est pas liee a une attirance pour le pays, mais pour une mission de stage. Apres avoir postule pour travailler en equipe avec deux amies, la reponse positive recue vint avec la proposition de mon metier de reve servie ‘sur un plateau’. J’avais toujours voulu travailler dans le domaine du voyage, dans la creation de produits particulierement. La fin des etudes est le moment ou l’on se demande si l’on continue sur une autre formation tant qu’on y est, ou rester au poste auquel j’étais embauchee pour la securite, ou sinon, ou aller ? Que faire et comment y arriver ? Tellement de questions qui cachent bien souvent ce que l’on ressent vraiment. J’ai eu la chance de reussir a m’ecouter et de repartir a l’aventure, pour une mission de developement de circuits dans deux provinces voisines du Yunnan afin de créer des itineraires, et les decrire sur le site, tout en accompagnant les premiers circuits. J’ai quitte mon emploi a Londres au moment de Noel, et je suis donc arrivee dans le Sud Ouest de la Chine, a Kunming dans la province du Yunnan, le 7 Fevrier 2008, le jour du Nouvel An chinois, pendant ce fameux rude hiver ayant frappe la Chine. A mon arrivee, j’ai immediatement ressenti etre dans un tout autre monde. Outre la difficulte a trouver l’appartement dans lequel je sejournais les premiers temps, avec aucun moyen de communiquer et des pates de maisons arranges tout a fait différemment, ma premiere surprise fut l’absence de chauffage dans les maisons du sud-ouest de la Chine. J’ai eu froid, faim car je ne trouvais aucun lieu ressemblant a un ‘restaurant’ ou une ‘epicerie’ et me sentais totalement perdue car les gens me devisageaient sans aucune pudeur dans la rue. Puis les autres stagiaires sont arrivees quelques semaines plus tard, nous avons demenagees dans un quartier plus accessible, et tout a commence. Tout d’abord, mon travail était extremement interessant et j’eu la bonne surprise de reellement faire ce qui m’avait été decrit. J’ai donc fait des recherches sur la region,  ecrit pour le site en anglais et en francais, puis partais en circuit regulierement, dans des contrees tres retirees de la Chine. J’ai fait de nombreuses decouvertes, ai rencontre beaucoup de gens interessants, et avais la tete remplie de milliers de questions.

 

– Quand et comment avez-vous franchi ce pas ?

C’est donc ainsi qu’au bout de 3 mois, j’ai commence a m’imaginer prolonger mon sejour, des opportunites se sont alors crees devant moi comme par miracle : des rencontres, des propositions, des idees naissaient. Tout semblait possible. J’ai, par la suite, compris qu’il n’y a pas de miracles, mais qu’il faut apprendre a s’ecouter et ainsi se retrouver dans le bon environement.

Le prix de la vie laissait meme la place a l’echec ou a un delai avant la reussite. Cette annee 2008 fut fabulause pour moi. J’ai eu la chance de faire le metier dont je revais, je souhaitais apprendre le journalisme touristique et j’ai rencontre le mois-meme une femme ayant été editrice du National Geographic, puis l’equipe complete du Yunnan DM. J’ai ensuite pense a créer ma propre agence dans une autre province, et avant que je n’ai le temps de rencontrer la personne chinoise a qui je souhaitais parler du projet, elle m’a appele pour me le proposer. Tous ces hasards allaient tout a fait dans ma direction, c’était incroyable, tout était merveilleux. Je les ai considere comme les reponses a mes questions sur ce que je ferai apres la Chine, pourquoi ne pas travailler ici plutôt que de retomber dans des recherches incertaines et un environnement que je ne connais que trop bien? Ce furent ces hasards qui me conduirent a annuler mon vol retour en France et rester ici, apprendre tous les jours de cette culture tellement etrange, construire, et m’epanouir. Ca n’a pas été facile car ma famille n’attendais qu’une chose apres mes etudes, que je trouve un emploi stable, dans une vie stable et securisee. Mais parfois, vouloir le bien de ses enfants les empeche de vivre pleinement. Peu importe la stabilite ou le niveau de risque que nous prenons, la vie est courte et faite pour etre vecue. De cette facon, chaque jour, je n’ai pas un regret. Je suis donc restee, et le temps est passe, tellement vite…

 

-Pouvez-vous me décrire un peu votre vie là-bas, le quotidien ? Votre ressenti sur le pays, la culture, les gens ? Quels sont les aspects qui vous ont charmée et ceux qui vous ont le plus dérangé ?

Au debut, ma vie était palpitante ! Tout semblait facile lorsque j’etais encadree par mon stage, ou comme les francais restant dans une communaute d’expats. A partir du moment ou j’ai fini mon stage, il a fallu prendre une direction, et en prendre la direction ! J’ai commence a rassembler mes informations, construire mon reseau, rechercher comemnt ouvrir une petite entreprise avant d’en conclure que c’était presqu’impossible et au final, puis pas necessaire, jusqu’à la formation de celle-ci a Hong Kong. Ma vie personnelle prenait une part tres importante de mon temps. Je me suis retrouvee integree a un groupe d’amis locaux chinois, ce qui fut extremement excitant au debut, mais j’ai rapidement rencontre les difficultes, de grandes difficultes. Peu d’entre eux parlaient anglais, je ne parlais pas chinois, et on attendait de plus en plus de choses de moi, dont certaines m’etaient tres difficiles. Par exemple, je devais prendre l’initiative de trinquer avec des gens avec qui je ne pouvais communiquer, notament des gens de la mafia locale, diner avec des membres de leurs familles respectives sans pouvoir parler ou savoir que faire, ne pas parler ou rire trop en public afin de respecter l’image que l’on attendait des femmes en Chine, ne pas montrer quand je payais l’addition, car les hommes payent toujours la note la-bas… Tout cela pour la face, principe plus important que la valeur de la vie elle-meme. Le seul moyen d’apprendre a été de me soumettre a ces attentes. J’en ai donc beaucoup souffert, beaucoup d’entres elles allaient a l’encontre de ma culture, et plus profondement encore, de ma personalite. J’ai été utilisee, trompee, abusee, et me suis posee beaucoup de questions sur les relations humaines. Il est impossible de simplement critiquer et de comparer avec notre simple, seule sentiment ou point de vue, car ce n’est pas un cas isole mais un système completement different. Disons que l’amitie et les relations en general en Chine sont davantage basees sur un utilite (argent, connections, face, visa…) alors que le sentiment et l’engagement emotionnel prevaut dans nos pays occidentaux. Au bout d’un an et demi, je me suis apercut comme soudainement que je comprenais de plus en plus les conversations autour de moi, et au bout de 2 ans, j’ai commence a parler. C’est venu naturellement, et s’est considerablement developpe lorsque j’ai elargi, puis change mon groupe d’amis. Une fois ayant appris tellement sur la culture, j’ai ressenti comme une sorte de revolution interieure ou j’ai choisi ce qui était a prendre et les choses de ma propre culture que je ne souhaitais pas perdre et que mes amis devraient accepter. La vie en Chine est faite de multiples difficultes a surmonter, le moindre achat ou service est une guerre de negociation, la plus simple des decisions a prendre entraine un dialogue inutilement complique, il faut prendre garde au moindre detail car rien n’est donne, les regles d’obtention des visas et duree de sejour changent continuellement et il faut, chaque fois, y trouver une solution. Il y a egalement ce gros probleme d’education, surtout loin des grandes villes, comme ce fut mon cas. Les crachats par terre, doublage et bousculades dans les files d’attente, t-shirt releves au dessus du ventre, cris et gestes surexcites, autant de choses qui me faisaient rire au debut, mais qui devinrent lassantes, car il n’y a evidemment pas d’evolution rapide de ces manieres, et ces attitudes decoulent pourtant du bon sens humain. C’est ce qui m’a fait quitter la Chine. Lorsque j’ai realise que parler la langue et comprendre davantage la culture ne me ferait jamais atteindre un sentiment de confort, et que la moindre tache était tellement fatiguante, j’ai eu envie de continuer a evoluer dans un autre pays d’Asie, car je ne me sens pas capable de me replonger totalement dans la culture occidentale. Je suis donc partie en reperage a Seoul, et suivant mon sentiment, ai tout quitte pour y demenager au milieu de l’été. J’ai eu besoin de davantage de structure, education, ethique, tout en restant dans la culture asiatique. Seoul est beaucoup plus dynamique, artistique et structure que la Chine, tout en gardant de fortes traditions.

 

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– Avec du recul, votre vie en Chine était-elle telle que vous l’aviez rêvée/imaginée, ou totalement différente ? (En mieux, en pire ?)

Je n’avais aucune attente avant de partir en Chine. Lorsque je pars pour une certain temps dans un pays, je ne fais aucune recherche prealable pour garder la surprise et la decouverte par mon propre point de vue. Les informations locales et veritables viennent tres vite sur place.

J’ai vecu des experiences tres difficiles en Chine, peut etre plus que certains ont dans toute une vie en restant en France. Mais ceci renforce, quand on choisi de se concentrer sur le positif car il y en toujours, et sur la bonne voie qu’il faut savoir reconnaitre peu importe si ce n’était pas ce que l’on esperait ou s’il est difficile de changer continuellement. Mes mauvais choix restent mes propres choix, j’ai donc vecu ce que je voulais, de merveilleux moments, j’ai vu des scenes et des paysages sublimes. Pour rien au monde je ne changerais mon experience. L’enrichissement cutlurel et humain, tout ce que j’ai appris, vaut largement les moments difficiles qui, apres un moment, appartiennent au passe de toutes manieres. Il faut savoir perdre pour gagner.

 

– Est-ce que vous pensez que cette expatriation a vraiment « changé votre vie » ? Vous a changé VOUS ? Avez-vous trouvé le « vrai bonheur », l’épanouissement personnel ? Un épanouissement que vous n’auriez pas trouvé si vous étiez restée en France ?

Totalement. Cette expatriation a change ma vie car je n’ai pas suivi le chemin sur et stable apres un cursus universitaire plutôt reussi. Si j’etais restee en France, j’aurais fait ce qu’on attend de moi et ce que je croyais etre le meilleur chemin. En un mot, j’ai VECU. Cette experience m’a bien entendu changee. Apres avoir fait d’immesurables efforts pour m’adapter, changer non seulement mon attitude, exterieure, mais ma pensee pour pouvoir comprendre et ressentir la culture, je me suis perdue un moment puis retrouvee et ‘restructuree’, avec un esprit nouveau. J’ai adopte certaines philosophies/manieres de voir les choses asiatiques, comme le fameux equilibre, il y a toujours une autre face, il ne faut pas se lamenter dans une situation, si une chose arrive, c’est qu’elle est necessaire pour une autre, et tout est en continuel changement, les plus heureux sont ceux qui savent s’y adapter, non ceux qui s’accrochent dur comme fer a une stabilite. J’ai aussi accepte que nous avons tout ce dont nous avons BESOIN, et que si nous n’avons pas une chose, c’est que nous n’en avons pas besoin. Jai trouve dans ces differentes cultures des parts de moi-meme, qui ont renduent ma personne plus complete et plus apte a analyser le monde. A 27 ans, je n’ai aucun regret sur ma jeunesse. Mais je ne me vois pas rentrer en France a mon age, car peu de gens ont pris ce chemin et j’ai difficultes a partager, surtout avec des gens de mon age. Chez soi, il est difficile d’etre different, libre, reellement epanoui. Dans un environement international, il est plus probable de rencontrer des gens ayant des experiences similaires.

– Si c’était à refaire, referiez-vous tout exactement de la même manière ?

Exactement. Je ne changerais rien, Je ferais les meme erreurs, pour apprendre les memes lecons. Il ne faut jamais regretter dans la vie, car chaque evolution a sa propre place et son propre temps dans notre vie, on change quand on doit changer, mais il faut parfois savoir le voir et le provoquer. En bref, la confrontation à une telle difference m’a fait me perdre pour me trouver.

– Où vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

La jeunesse est le meilleur moment pour vivre ce type d’experience, car elle demande enormement d’energie, de remise en question, de liberte, et de sacrifices personnels. Je commence a ressentir un besoin de me stabiliser a un endroit, afin que chaque jour ne reprensente pas un defi, car j’en ai vecu assez pour le moment ! Je suis desormais a Seoul, en Coree du Sud, avec la ferme intention de m’y installer pendant quelques annees, voir plus si affinites.  Si j’ai encore un pays a experimenter, ce serait l’Australie, pays occidental tout en etant bien different de la mentalite europeenne ou americaine. Etant donne que ma vision était differente il y a 5 ans, je ne pense pas pouvoir fixer un futur certain car cela depend des opportunites, des evenements des rencontres, mais je pense que un jour, peut etre une dizaine d’annees plus tard, je serai prete a retourner en France, pour une vie peut etre plus reposante.

– Question bonus pour nos lectrices : Un conseil pour les femmes qui s’apprêtent à venir en ce moment en Chine et en Corée du Sud ?

En Chine, il faut vraiment etre prete a tout accepter, a accepter que ce qui nous parait deplace, malpoli, ce qui va a l’encontre de notre education et de nos habitudes sociales. Au debut, c’est surprenant, mais pas difficile. Cela devient difficile quand notre vie s’y intergre et en depend (travail, installation…). Il faut donc perdre notre force d’esprit a avoir un opinion sur tout, diminuer notre estime de nous-meme et souffrir un peu pour accepter des choses qui nous semblent injustes et acceder a la realite de la culture a ce point. La femme a helas un statut different de la femme francaise. Il faut garder a l’esprit que nous ne changerons pas une personne dans son propre pays, surtout une personne n’ayant pas d’autres elements de comparaisons, comme les chinois (jamais sorties de leur pays pour la grande majorite). Mais a terme, il faut savoir se positionner dans cette culture. Il ne faut pas tout perdre, car il y a des choses inacceptables, ces choses decoulant du bon sens qui sont necessaires et benefiques pour la vie en societe. Tout depend de ou vous vivez (campagne ou ville, entre expats ou immergee dans la culture chinoise). Les personnes vivant dans les grandes villes se retrouvent souvent en communaute d’expats et ont beaucoup moins besoin de changer. A Seoul, la vie est beaucoup plus difficile financierement, ce n’est pas comme en Chine ou l’on peut toujours survivre sans travailler un moment. Ici, les loyers sont bien superieurs a la France et il est necessaire d’obtenir un emploi, mais extremement difficile. Il faut vraiment se battre. Mais culturellement, c’est beaucoup plus facile, il y a, en general, davantage de politesse, de respect et donc de securite.

 

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(photos by Ricardo ESPIRITU)

 

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